Hommage à Sa Majesté Marie-Antoinette

Hier était une journée de deuil en l'auguste mémoire de Sa Majesté Marie Antoinette, reine de France et de Navarre et archiduchesse d'Autriche, exécutée par la Révolution le 16 octobre 1793, après un jugement inique et honteux.
Voici le poème dedié à la Reine malheureuse par un Roi malheureux, qui fut "le seul vrai Roi de son temps" (Paul Verlaine):

À vous, Grande Dame, ce poème

Mariée dans la paix,
Ils vous ont déclaré la guerre.
Reine dans un rêve,
dans un palais de rêves,
palais d'amour
mais palais de haine

dans un pays charmant,
pays de douceur
mais pays hostile.
Ils ont voulu briser votre âme...
Comment ont-ils pu?
A quel point ont-ils voulu?
Briser votre âme!
Ils ont pris votre beauté.
Ils l'ont pris pour un crime.
Crime insensé!
Dans un cachot
froid et humide
ces méchants vous ont offert
une mort cruelle.

Louis II de Bavière
Hommage à Sa Majesté Marie-Antoinette

# Posté le samedi 17 octobre 2009 06:36

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 06:02

Pour un chef ...

Si le fardeau est trop lourd pour toi, pense aux autres, derrière toi...
Si tu ralentis, ils s'arrêtent,
Si tu faiblis, ils flanchent,
Si tu doutes, ils désespèrent,
Si tu t'assoies, ils se couchent,
Si tu critiques, ils démolissent !
Mais,
Si tu marches devant, ils te dépasseront,
Si tu donnes la main, ils donneront leur peau !
Et si tu pries pour eux,
alors,
ils deviendront des saints...

Michel Menu
Pour un chef ...

# Posté le lundi 09 mars 2009 16:47

Tu seras un Homme, mon fils.

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,


Tu seras un Homme, mon fils.


Rudyard Kipling

# Posté le lundi 09 mars 2009 16:40

Message de Monseigneur le Duc d'Anjou

Message de Monseigneur le Duc d'Anjou
Message de Monseigneur le Duc d'Anjou à l'occasion de la commémoraison du 216ème anniversaire de la mort de Sa Majesté le Roi Louis XVI




Mon Cousin [M. le duc de Bauffremont],
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis.

Les années passent et ne se ressemblent pas. Certaines sont plus joyeuses que d'autres. Le monde change mais certaines fidélités demeurent, telles que celle qui nous réunit pour le 216ème anniversaire de la mort du Roi Louis XVI.
Dans l'époque de crise que nous vivons, où beaucoup de fausses certitudes d'hier sont en train d'être remises en cause, quel beau symbole de voir que nous savons encore nous retrouver autour de valeurs. En effet, au-delà de la personnalité si attachante de Louis XVI, notre premier devoir est un devoir de mémoire et de fidélité aux valeurs et aux principes incarnés par la royauté française. Telle est aussi la Mission que se donnent toutes les associations, groupes et organismes qui, comme l'Institut de la Maison de Bourbon se sont voués à cet objectif et que je tiens à remercier pour leur inlassable activité.
Louis XVI par son sacrifice, mais aussi par sa vie qu'il a essayé de consacrer totalement au bonheur de son peuple reste pour nous tous un exemple. La lecture de son testament à la fois spirituel et politique doit toujours nous servir de méditation.
Rappelons nous ses ultimes paroles, invitation à la bienveillance et au pardon. Par delà la douleur et la solitude qui furent les compagnes de ses derniers jours, il nous a fermement invités, comme son fils à qui il s'adressait, à «oublier toute haine et tout ressentiment ». Nous devons méditer ses paroles empreintes de respect humain et de tolérance. Dans le monde si dur et souvent si plein de pessimisme dans lequel nous vivons, ce message nous éclaire et nous renforce.
Il doit nous encourager à conserver les repères que nous ont laissés nos aïeux, repères qui deviennent si importants au moment où le monde semble en manquer. Notre chance n'est elle pas de posséder une tradition vieille de mille cinq cents ans sur laquelle notre pays est construit ? Tradition qui s'incarne dans une famille dont j'assume actuellement les devoirs.
Aucun de nous ne sait ce que sera demain, mais nous savons, en revanche, tous que cet avenir sera ce que nous en ferons, sans place à la fatalité. Il est ce que notre volonté voudra qu'il soit. Tel était bien aussi le message de Louis XVI qui, en dernier ressort, s'en est remis à la France dont il souhaitait qu'elle retrouve le sens de ses valeurs et de sa tradition.
En ce début d'année, la Princesse Marie Marguerite, notre fille la Princesse Eugénie, et moi-même, nous vous assurons de tous nos souhaits pour notre Pays, pour vos familles et pour tous les Français éprouvés en grand nombre par les temps instables que nous traversons.
Que tous les saints de France, que saint Louis, continuent à protéger la France afin qu'elle demeure la grande et puissante nation édifiée par la sagesse et la patience des Capétiens.

Louis de Bourbon
Duc d'Anjou
18 janvier 2009

# Posté le jeudi 22 janvier 2009 12:05